L’Islam contre la modernité – Ferghane Azihari – Résumé

Ferghane Azihari

Introduction – Décoloniser L’Orient L’idée que le vieux continent aurait colonisé l’Orient et l’Afrique, détruisant des sociétés harmonieuses et fraternelles, est à la fois répandue et fausse. Les crimes commis par les occidentaux sont ceux de toutes les puissances hégémoniques et les régimes musulmans qui les ont précédés n’étaient ni doux ni humanistes.

Cette vision idéalisée de l’Islam masque un monde musulman empêtré dans le chauvinisme et la superstition. Elle fait aussi oublier les combats des occidentaux pour s’affranchir de la religion et conquérir les libertés modernes qui ne sont pourtant ni naturelles, ni immuables.

1 – Le monde d’hier : souvenir d’un oriental –  Les textes musulmans présentent l’Islam comme porteur de la civilisation à des pays arriérés. Pourtant, il existait un Orient raffiné, créatif, riche de culture hellénistique et romaine, où l’on pratiquait le christianisme, le judaïsme et le zoroastrisme avant que l’Islam ne le recouvre. Des œuvres telles que les Bouddha de Bâmiyan, dynamités par les Talibans, le Génie aux Fleurs exhumé en Afghanistan ou les sculptures bouddhistes de Peshawar sont autant de démentis de la fable d’un Islam régénérant un Orient moribond. Cet étouffement culturel se poursuit encore aujourd’hui : comment ne pas condamner la réintroduction par Daech de l’esclavage sexuel, comment ne pas regretter cet Orient qui a donné tant de philosophes devant les crimes de Kadhafi ou de Bachar al-Assad ? À quoi l’Orient ressemblerait-il si l’Islam ne s’y était pas répandu ?

2 – Le mythe de l’âge d’or islamique – La réécriture de l’histoire de l’Islam a produit les mythes d’une culture ouverte et libérale où les femmes jouiraient d’une grande liberté…

Dès le VIIe siècle, l’Islam entreprit la conquête d’immenses territoires, du Proche Orient à la Chine, dans un objectif purement politique. La conversion en masse des populations non-musulmanes, plus lourdement taxées, aurait privé les califes d’importants revenus. Sur ces terres multi-confessionnelles et bouillonnantes de culture où les Musulmans étaient minoritaires, Chrétiens et Juifs jouaient un rôle majeur, notamment dans l’éducation. Ce qu’il est convenu d’appeler l’âge d’or de l’Islam fut un cosmopolitisme et le rayonnement de Bagdad, du Caire, d’Ispahan, de Cordoue, du IX au XIIe siècles, fut en grande partie dû aux non-musulmans.

Une légende attribue à l’Islam un rôle dans l’avènement de la Renaissance ou de la Révolution scientifique. Pourtant, le monde musulman n’a jamais connu en son sein de tels bouleversements. Il ne s’est en outre jamais approprié pleinement son héritage. Le droit et la philosophie greco-romains ne l’ont pas intéressé. Alors que les érudits romains lisaient parfaitement le grec, la plupart des lettrés musulmans ignoraient les langues des peuples conquis, le grec, le latin, le copte, le syriaque. Le mépris pour ces cultures suivait le commandement de Mahomet de pas imiter les infidèles. En conquérant l’Égypte, l’Afrique du Nord, la Perse, l’Afrique Noire, les Balkans, l’Islam y fit disparaître les cultures chrétienne, hindoue, bouddhiste, zoroastrienne. Ce sectarisme n’a pas disparu. Aujourd’hui encore, très peu de livres sont traduits en arabe ou dans une langue du monde musulman. 

À l’inverse, l’Occident s’intéressa beaucoup à la culture musulmane. De nombreux chrétiens apprirent l’arabe et, au XIIe siècle, le Coran fut traduit en latin sur ordre de l’abbé de Cluny, Pierre le Vénérable.

Enfin, si les sociétés musulmanes ont donné des personnalités remarquables, telles qu’Al Khwarizmi, Al-Kindi, Avicenne ou Averroès, il convient également de constater que leur nombre fut très limité et que leur travaux n’eurent aucun lien avec la religion. Pour citer Renan : il ne faut pas remercier les religions pour les réalisations qui naissent malgré elles. On peut ainsi se demander combien de personnalités extraordinaires l’Orient aurait donné sans les madrasas, ces écoles coraniques apparues en Turquie au XIe siècle et dans lesquelles l’enseignement fut définitivement figé.

3 – Les damnés de la terre – La fable aujourd’hui répandue, selon laquelle l’Islam serait anti-raciste et égalitariste, est démentie par une littérature orientale décrivant en son sein des querelles ethniques, la supériorité dont se prévalaient les Arabes des premiers siècles sur les autres convertis et la prééminence de la famille du Prophète. Elle se heurte au fait que l’Islam fut la première civilisation à pratiquer la traite négrière en invoquant la malédiction de Cham. Enfin, elle est définitivement réfutée par les discriminations prévues par la loi sacrée vouant les non-musulmans à la conversion ou au statut de Dhimmis, sujets de seconde zone, tolérés à condition de payer la djizîa, d’être déférents envers les musulmans, de s’abstenir de tout prosélytisme, de ne pas monter à cheval ni porter d’armes.

Oubliant la guerre sainte qui, entre le XVIe et le XVIIIe siècles, réduisit à esclavage 1,25 millions d’Occidentaux par les pirates des barbaresques, oubliant la capture de 2 millions de slaves par les Tatars de Crimée, oubliant le sang versé dans les conflits internes qui opposèrent Turcs et Iraniens aux califes, oubliant le sac du Caire au XVIe siècle par Sélim le Terrible, le monde musulman se construit en opposition à l’Occident dont il se présente comme l’éternelle victime, invoquant invariablement le prétexte des Croisades.

Dans cette logique victimaire, de nombreux pays musulmans revendiquent un droit d’inventaire concernant la colonisation, comprise comme exclusivement européenne. Cet inventaire exclut l’examen de la domination ottomane de l’Algérie pré-coloniale, qui avait édifié une société hiérarchisée plaçant au sommet les Turques et, tout en bas, les Kabyles, les Juifs et enfin les esclaves noirs. Il n’est pas non plus question de s’interroger sur l’incurie des dirigeants du Maghreb, de l’Inde ou des Comores, livrant leur pays aux guerres tribales, à la famine et aux razzias, avant la colonisation occidentale.

Dans un esprit de revanche, le Premier ministre de Malaisie Mahatir Mohamad déclara après l’assassinat de Samuel Paty et l’attentat de la basilique de Nice : Les Musulmans ont le droit d’être en colère et de tuer des millions de Français pour les massacres du passé. Mais, dans cette logique, qu’en est-il des peuples opprimés par les musulmans, des Noirs réduits à l’esclavage, des Grecs, des Roumains, des Bulgares, des Serbes dont les enfants, à raison d’un garçon par foyer, étaient enlevés et convertis de force. Qu’en est-il des femmes qui peuplèrent les harems et de celles réduites au rang d’esclaves sexuelles, des victimes du califat de Sokoto dont l’économie était basée sur l’esclavage et les razzias, mais dont le souvenir jouit d’un grand prestige au Nigéria. La rigueur historique impose l’examen de toutes les colonisations.

Tous les pays ont un passé impérialiste mais seuls les Occidentaux en ont honte. Pourtant, les coutumes françaises fascinèrent les voyageurs venus d’orient par les libertés accordées à tous, même aux femmes. Lors de l’expédition de Napoléon en Egypte, l’ascension de la hiérarchie militaire par des coptes, des syriens, des juifs et des grecs scandalisa des notables locaux. La Révolution française inquiéta l’empire ottoman où les minorités grecques et serbes vivaient dans la peur de la violence arbitraire. L’arrivée des Français en Algérie améliora radicalement le statut des Juifs par leur accession à la citoyenneté, alors qu’ils étaient jusque là cantonnés dans les quartiers les plus insalubres des villes. Les Musulmans ne leur pardonneraient jamais.

L’esclavage, souvent reproché au seul Occident, fut courant voire généralisé dans les sociétés musulmanes. Mahomet étant un esclavagiste assumé, ne pas suivre son exemple aurait été blasphématoire. En conséquence, le renoncement à l’esclavage en terre d’Islam ne fut pas consécutif à une prise de conscience mais à la pression des occidentaux. Les Français l’abolirent en 1848 en Algérie, en 1912 au Maroc, entre 1847 et 1904 dans les Comores. Il disparut en Egypte sous l’occupation anglaise de 1880 et dans l’Empire ottoman en 1857 sous la pression britannique. Enfin, les pays du Golf y renoncèrent dans la seconde moitié du XXe siècle, également sous la pression occidentale. À chaque fois, les opposants invoquèrent la Charia et les droits accordés aux Musulmans par le Prophète. Aujourd’hui encore, les ONG rapportent que l’esclavage moderne se pratique majoritairement dans les pays musulmans, en particulier dans les États du Golfe.

4 – Progressistes et bons sauvages – La Révolution Française marqua le début d’un mouvement vers l’éducation et la prospérité en Europe que rien ne semblait pouvoir arrêter. Mais survint le XXe siècle, avec ses guerres, ses injustices coloniales, ses génocides, ses totalitarismes. Les Occidentaux furent alors pris d’une terrible culpabilité : ils avaient méprisé la morale, l’érudition n’avait pas empêché la bestialité. Mais toujours convaincus de leur supériorité, ils jugèrent que les non occidentaux, tels des enfants, n’avaient pas à répondre de leurs propres méfaits. Les excès de l’Islam furent considérés comme des erreurs de jeunesse, explicables par les six siècles le séparant du Christianisme et par la mentalité rudimentaire de ses adeptes.

Cette invocation de l’excuse de minorité des peuples est insultante et fausse. L’Islam ne s’est pas développé sur une île déserte. Il est apparu dans un environnement culturel extrêmement riche mais ses inventeurs, plutôt que de s’appuyer sur ces bases comme l’avaient fait leurs prédécesseurs, ont bâti une religion et une culture fondées sur un prophète adepte de l’égorgement, de la torture et de l’esclavage sexuel, vérité que leurs héritiers ont voulu maquiller en faisant croire que l’Orient pré-islamique était un chaos.

5 – Archaïsmes et despotismes – Il est aujourd’hui courant d’attribuer aux occidentaux la responsabilité du  retard de développement pris par leurs anciennes colonies. Les voyageurs orientaux découvrant l’Occident comme les occidentaux parcourant l’Orient témoignent pourtant que ce retard existait déjà plusieurs siècles avant la colonisation et que le Coran, censé répondre à toutes les questions, éteignait tout désir de connaissance. Au XIXe siècle, alors que les puissances coloniales française et britannique favorisaient l’éducation des autochtones, les populations musulmanes se montrèrent les plus rétives à envoyer leurs enfants à l’école, par fidélité au Coran. En Inde, entre 1858 et 1875, 157 musulmans obtinrent l’équivalent du baccalauréat contre 3155 hindous. En Syrie ottomane, en 1914, sur les 50 000 élèves scolarisés dans les missions catholiques françaises, 8,7 % étaient musulmans alors qu’ils représentaient 80 % de la population du pays. En 1955, en Algérie, tous les enfants juifs étaient scolarisés contre 14 % des enfants musulmans.

Lorsqu’elles réalisèrent que le marxisme-léninisme leur permettait d’attribuer la responsabilité de leur retard à la prédation coloniale, les sociétés musulmanes adhérèrent à cette doctrine. Elles se lancèrent ainsi sur la scène internationale moderne en s’appuyant sur l’une des pires idéologies produite par l’Occident, avec la bénédiction des colonisateurs d’hier, taraudés par leur culpabilité. Appartenant désormais au camp des opprimés, ces sociétés accédaient à l’indépendance lavées de leur crimes.

Les statistiques montrent que, dans leur immense majorité, les pays musulmans sont dirigés par des régimes non démocratiques dont la tyrannie croit avec la richesse nationale, qu’ils oppriment les femmes dont l’espérance de vie est inférieure à celle des hommes et qu’ils traitent les minorités, notamment les homosexuels, plus durement que dans le reste du monde. Les pays musulmans sont sur-représentés parmi les pays qui pratiquent le mariage forcé et l’excision. Comme l’affirme l’écrivain Kamel Daoud : dans les pays où ils sont minoritaires, les musulmans sont obsédés par les droits des minorités. Dans les pays où ils sont majoritaires, les minorités n’ont plus aucun droit. Il est paradoxal que se soit dans les pays non musulmans que les adeptes de la religion de Mahomet jouissent des droits les plus larges et des plus grandes libertés. 

L’affirmation, maintes fois entendue, que Islam est une religion de paix et d’amour est disqualifiée par les chiffres : depuis 1979, 86 % des attentats perpétrés par des musulmans l’ont été dans des pays musulmans. Dans le monde, la majorité des musulmans est favorable à l’application de la Charia et à la mise à mort des apostats. En faisant régner la superstition, le despotisme, le fanatisme, la guerre, le mépris des savoirs profanes, l’Islam condamne les pays musulmans et leur population à un niveau d’éducation, un revenu et une place dans le monde très inférieure à ceux des populations chrétiennes. Après avoir transformé en enfer les régions tombées sous son joug, l’Islam menace aujourd’hui des pays plus prospères.

6 – À l’assaut du monde libre – Singapour se développa de façon spectaculaire après son indépendance mais les pays musulmans ne connurent pas la même réussite. À titre d’exemple, les Comores sorties du giron français sombrèrent dans la misère. L’Algérie, qui avait tenu des discours laïcs sur la scène internationale, religieux et identitaire à ses ressortissants, ne parvint pas à endiguer une émigration croissante vers la France, malgré les richesses et les infrastructures héritées.

Plutôt que suivre l’exemple de développement de leurs anciens colonisateurs, les émigrants constituèrent, dans les métropoles des pays d’accueil, des foyers organisés sur le modèle traditionnel qui les avaient conduits à la misère, puis revendiquèrent des mosquées et des écoles coraniques à des autorités politiques indifférentes voire bienveillantes. Peu à peu, la situation devint explosive et les déflagrations s’enchainèrent. La première se produisit en 1989, lorsque Salman Rushdie, auteur britannique né dans la culture musulmane publia Les versets sataniques et fut condamné à mort pour blasphème par le Guide suprême iranien. 28 % des musulmans britanniques souhaitaient alors la mort de l’écrivain, les deux tiers la destruction publique de son œuvre. Son traducteur japonais fut assassiné et son éditeur italien poignardé. En 2004, le cinéaste Theo Van Gogh fut assassiné par un musulman pour un film dénonçant la condition de la femme en terre d’islam. En 2005 la publication de caricatures de Mahomet dans le journal danois Jyllands-Posten provoqua des émeutes qui firent une centaines de morts. France Soir et Charlie Hebdo publièrent ces caricatures. Le journal satyrique en publia d’autres qui valurent à ses journalistes d’être massacrés en 2015. Les survivants de Charlie Hebdo et leurs collègues du Jyllands-Posten vivent désormais sous protection policière.

L’islamisation des sociétés européennes n’a pas besoin de la loi. En France, la pression des représentants musulmans sur les enseignants de toutes matières les conduisent à l’auto-censure. Après l’assassinat de deux professeurs par des musulmans, 80 % des enseignants avouent craindre des situations conflictuelles pour des motifs religieux. Les élèves juifs ne peuvent plus être scolarisés dans certains établissements publics. Au Royaume-Uni, devenu une base arrière de l’islamisme, les blasphèmes contre la religion de Mahomet sont jugés plus rapidement que ne sont démantelés les gangs pakistanais de violeurs de fillettes blanches et, en 2018, la crainte de troubles conduisit le pays à refuser l’asile à une adolescente pakistanaise chrétienne, condamnée à mort dans son pays. En Belgique, des sourates du Coran appelant à la conversion ont été récitées dans l’enceinte du parlement bruxellois par un imam pakistanais, des appels d’élus revendiquant la création d’un état islamique sont diffusés à la télévision et les autorités belges refusent d’accueillir des matchs de football dans lesquels joue l’équipe israélienne. En Allemagne, le Ministre de l’intérieur a invité les homosexuels et les Juifs à ne pas fréquenter certains quartiers. Au Danemark et en Suède, les autodafés du Coran sont poursuivis avec bien plus de célérité que les émeutes et les meurtres qu’ils provoquent. Ces quelques exemples montrent à quoi se sont accommodées les démocraties européennes.

De nombreuses personnalités accusent les sociétés occidentales de produire des musulmans radicalisés. Pourtant, le degré de radicalité croit avec l’aisance de la famille dont ils sont issus. Certains soulignent, à juste titre, que ces extrémistes représentent une petite minorité des fidèles. Ils oublient que les révolutions sont gagnées par des minorités qui ne rencontrent pas d’opposition. Ils refusent de voir que les actes terroristes perpétrés au nom de l’islam sont très peu condamnés au sein du monde musulman. Enfin, ils ignorent la corrélation pourtant bien réelle entre l’intensification des revendications communautaires et l’augmentation du nombre des attentats perpétrés au nom de l’islam. Concernant ce dernier point il est notable qu’en France, depuis le 11 septembre 2001, le port des signes religieux ostentatoires dans l’espace public a augmenté de façon spectaculaire.

Les dirigeants des pays d’où est issue l’immigration musulmane, tels que la Turquie et le Maroc, invitent leur ressortissants en Europe à ne pas s’assimiler et à faire beaucoup d’enfants. Ainsi, le président turc Erdoğan a déclaré : L’assimilation est un crime contre l’humanité ou encore J’en appelle à mes frères et sœurs en Europe. Ne faites pas trois mais cinq enfants, car vous êtes l’avenir de l’Europe ! Les chiffres montrent aussi que les Musulmans constituent la population immigrée la moins encline à fonder un foyer avec un partenaire du pays d’accueil. Par ailleurs, les valeurs que l’on attribue traditionnellement à l’extreme droite sont très présentes dans le monde musulman : homophobie, antisémitisme et misogynie. En France, des sondages réalisés entre 2019 et 2023 montrent que 63 % des musulmans considèrent l’homosexualité comme une perversion, contre 14% dans le reste de la population, 56 % qu’une femme doit obéir à son mari, contre 5% dans le reste de la population, plus de 50 % que les Juifs ont trop de pouvoir, contre 25 % dans le reste de la population. De telles statistiques arrivent aux mêmes conclusions dans les autres pays européens. Enfin, les musulmans sont sur-représentés dans les prisons partout en Europe.

En France, la population musulmane a d’ores et déjà un fort poids politique : le gouvernement français ne sanctionne pas l’Algérie qui refuse de reprendre ses ressortissants dangereux lorsqu’ils sont expulsés et emprisonne des journalistes français ; lors de l’élection présidentielle de 2012, le vote musulman, malgré son faible taux, a permis la victoire de François Hollande contre Nicolas Sarkozy ; les luttes pour la laïcité, la liberté d’expression, le droit des femmes et contre l’antisémitisme sont passées au second plan dans les discours politique. 

En 2050, la proportion de la population musulmane en Europe représentera en moyenne 14% et 30 % en Suède. Si rien n’est fait, il est probable que nos institutions sombreront avec les valeurs universalistes qui les sous-tendent. Les services de renseignement français considèrent que l’islamisation du pays est, avec le trafic de drogue, la principale menace pour le pays.

Ainsi par naïveté, par lâcheté et par ignorance, l’Europe s’est transformée, acceptant dans ses villes des pratiques qu’elle combattait hier, l’entrisme, l’homophobie, l’antisémitisme, la misogynie, sous l’oeil bienveillant de ceux qui prétendent que le monde a toujours été en changement et qu’il ne s’agit que d’un changement de plus.

Épilogue – Sortir de l’Islam – Il est faux de croire que l’islam peut n’être qu’une croyance dépouillée de sa dimension politique et juridique. La distinction entre islam et islamisme est l’invention récente d’un occident hanté par son passé colonial refusant de voir les crimes commis au nom de la religion de Mahomet. Au sein du monde musulman, ceux qui portent cette idée risquent leur vie. Il convient d’avoir conscience d’une différence fondamentale : les chrétiens qui se livrent à la violence trahissent les enseignements de leurs textes saints alors que les fondamentalistes musulmans appliquent scrupuleusement les leurs. La chimère d’un Islam libéral ne fait que retarder la prise de conscience de l’Occident de la réalité de cette religion, alors que s’approche dangereusement le point de non retour.

L’idée d’une apostasie de masse au sein de la religion qui condamne à mort les apostats n’est pas utopique. La soutenir n’est pas vain alors qu’en Iran, une forte minorité de 42 % de la population alphabétisée qui représente elle-même 88 % de la population totale, ne se définit pas comme musulmane chiite.

Certains veulent s’opposer à la progression de l’Islam en rechristianisant la France. Ils oublient que depuis 14 siècles le christianisme n’a fait que battre en retraite face à l’Islam. Ce sont au contraire la science et l’esprit des Lumières qui ont inspiré les réformes dans les pays musulmans. Au delà de cette question, il est déplorable de voir que des religions s’accordent pour faire converger leurs attaques vers l’individualisme contemporain dont les adeptes n’égorgent pourtant personne.

Il est plus que temps de retrouver l’esprit de la IIIe république qui sépara sans état d’âme les Églises et l’État, d’arrêter de faire venir toujours plus de populations porteuses d’une idéologie qui veut détruire nos valeurs. Il est urgent de classer comme organisations terroristes les Frères Musulmans et les structures du même genre qui travaillent à détruire la démocratie.

L’occident est à la croisée des chemins. Si le phénomène se poursuit l’islamisation de nos sociétés sera irréversible comme le prouvent les pays ayant dû abandonné leurs traditions et leur histoire pour la religion de Mahomet.

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